Arbitrage
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Arbitrage
Le recours à l'arbitrage est ancré dans les traditions de la communauté internationale des commerçants ainsi que dans toutes les civilisations du monde, méditerranéennes, orientales ainsi qu'occidentales. De nos jours, c'est le mode le plus normal de résolution des litiges commerciaux. Cela s'explique aisément : L'arbitrage a fait preuves de ses avantages incontestables : C'est une voie souple, confidentielle, rapide et raisonnablement coûteuse. En outre, la qualification technique des arbitres et leur vision spécifique du litige comme étant un désaccord ponctuel et temporaire plutôt qu'une confrontation irréversible sont deux facteurs qui garantissent aux parties litigantes une " bonne " solution du désaccord, laissant la porte ouverte devant la continuation des liens d'affaires, chose qui est le plus souvent plus importante que d'avoir gain de cause en soi.

Le droit tunisien a réservé à l'arbitrage un régime très souple, ayant pour objectif d'assurer une validité maximale pour l'accord arbitral et une efficacité optimale pour la sentence rendue sur sa base. Il a opté pour un régime laissant aux parties de choisir le droit applicable à l'opération objet de l'arbitrage, celui applicable à la procédure à suivre par les arbitres, qu'ils peuvent modeler eux mêmes, voire à la convention d'arbitrage elle même.

En outre il a prévu des avantages fiscaux très attrayants pour les bons affairistes : Tous les actes (contrats, conventions..) relatifs à l'arbitrage ainsi que la sentence arbitrale sont exonérés des droits d'enregistrement, dont le taux ordinaire est de 5%. Des sommes aussi importantes sont largement suffisantes pour couvrir les honoraires des arbitres et les frais de la procédure, notamment en cas de choix de l'arbitrage CCAT, auquel cas le coût de l'arbitrage ne dépasse jamais ce seuil.
C'est pourquoi il est loisible d'affirmer que la procédure arbitrale (notamment CCAT), outre toutes ses autres qualités, est une procédure réellement gratuite.

Conciliation
La conciliation est le principal ADR (Alternative Dispute Resolutions) : C'est une voie pacifique de résolution des différends, qui nécessite l'intervention d'un tiers chargé par les parties de chercher une solution qui soit acceptée par chacune d'elles. Le conciliateur est, en effet, chargé de trouver un terrain d'entente entre les parties ; il se distingue de l'arbitre en ce qu'il n'a pas d' imperium. Il ne peut pas imposer une solution aux parties, même s'il lui paraît qu'elle est la plus équitable.

La conciliation est une procédure purement conventionnelle, dans ce sens que la loi ne lui a prévu aucun cadre préétabli, d'où les parties ont l'entière liberté de l'organiser tel qu'elles l'entendent. Cependant, en cas de recours à une institution d'arbitrage te de conciliation, telle que le CCAT, les parties épargnent l'effort nécessaire pour l'élaboration d'un " code " de procédure de conciliation, puisque le règlement du Centre ou de l'institution en général s'en charge.
La procédure de conciliation se caractérise par son extrême souplesse ainsi que par la parfaite confidentialité, puisque les propositions du conciliateur et les contre-propositions des parties ne sont connues que par ceux-ci.
L'avantage de la procédure de conciliation CCAT réside dans le fait que le conciliateur ne peut pas être désigné, par la suite, comme arbitre pour le même litige, d'où l'arbitre ne risque pas d'avoir de préjugés sur le cas et sur les parties, ce qui garantit son impartialité.