| Les progrès
considérables de la mondialisation et de l'accélération des activités
économiques ont donné, ces dernières années, une nouvelle impulsion à
l'arbitrage national et international qui tend à devenir, un peu partout,
le moyen naturel de solution des différends entre les opérateurs économiques.
Dans le cadre de ce vaste mouvement, la Tunisie a entamé, depuis plus
de dix ans, un processus tendant à moderniser son économie et à l'insérer
dans l'économie mondiale. L'un des paliers de ce processus a été constitué
par la volonté de moderniser la justice économique, grâce à la promulgation,
en date du 26 avril 1993, du code de l'arbitrage, largement inspiré de
la loi-type de la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial
International (UNCITRAL).
C'est également dans cette optique qu'il faut situer la création du Centre
de Conciliation et d'Arbitrage de Tunis, à l'initiative de l'Université
et de l'organisation patronale (l'UTICA),
ainsi que de plusieurs Chambres de Commerce, ordres professionnels ou
organisations professionnelles et associations pratiquant l'arbitrage.
Le Centre est une association de droit privé tunisien, à but non lucratif,
créée en date du 23 juin 1996.
Parmi les objectifs qui lui ont été assignés par ses fondateurs, il convient
d'insister tout particulièrement sur la nécessité de travailler à la formation
des opérateurs économiques et à la diffusion de la culture de médiation,
de conciliation et d'arbitrage, ainsi que sur l'obligation d'agir en vue
de développer les relations de coopération et de partenariat avec toutes
les institutions nationales ou internationales actives dans le domaine
de l'arbitrage.
Le Centre est administré, selon ses statuts, par un Bureau Exécutif, responsable
de la désignation d'un Conseil scientifique de conciliation et d'arbitrage.
Composé de quinze membres, aussi bien tunisiens qu'étrangers, ce Conseil
joue le rôle d'une Cour d'arbitrage chargée de superviser, quant à leur
régularité, les procédures d'arbitrage administrés par le Centre. Il sera,
notamment, chargé de veiller au respect, par les Tribunaux arbitraux,
des dispositions du règlement du Centre.
Le
Président du CCAT
M. le Bâtonnier Abdelwahab EL BEHI
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